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Toscane en montgolfière à Villa La Cappella

Découvrir la Toscane: historique Florence

La fondation de Florence

La fondation de Florence date de l'époque romaine, mais elle était déjà occupée à l'époque préhistorique comme le prouve cerrtaines découvertes. Dans la partie la plus ancienne de la ville, on peut voir les traces de cette occupation romaine, lorsque le site était une colonie de César. Pour se défendre, la ville fut bâtie à l'intérieur de la confluence de deux fleuves: l'Arno et le Mugnone, où s'étaient établies les premières populations.

De plan rectangulaire, elle était enfermée à l'intérieur de murs, d'une longueur de 1800 mètres. L'espace délimité, comme toutes les villes fondées par les romains, se caractérise par des rues droites qui se croisent à angle droit. Les deux routes principales conduisent à 4 portes et se rejoingnent sur une place centrale, l'Urbis del Forum, aujourd'hui Piazza della Reppublica , lieu qui fut ensuite laissé à la Curie et au Temple édifié en l'honneur de la Triade Capitoline (Jupiter, Junon et Minerve). Les trouvailles archéologiques, principalement faites lors des travaux ayant « donné une nouvelle vie » au vieux centre urbain, ont permis d'identifier les restes d'importantes infrastructures comme les bains Capitolins, les bains de Capaccio, le système d'égoûts, le pavement des rues et le Temple d'Iside, sur la Piazza San Firenze. A cette époque, l'Arno ne se trouvait pas à l'intérieur des murs de la ville; c'était un port fluvial, qui représentait une infrastructure très importante pour la ville car à l'époque romaine le fleuve était navigable depuis son embouchure jusqu'à son confluent l'Affrico, en amont de Florence. Le premier pont de l'histoire de Florence a été construit près du Ponte Vecchio, vers le premier siècle après J.C.

Les premiers indices de la naisssance de la religion chrétienne parlent du culte du doyen Lorenzo et de la Sainte palestinienne, Felicita. Ainsi, les premières églises construites à Florence furent: San Lorenzo, consacrée en 393, premier diocèse de la ville, et Santa Felicita, dont les origines remontent au IVème ou au Vème siècle. Toutefois, les florentins ne semblaient pas avoir d'évèque avant la fin du IIIème siècle. Le premier évèque de florence est San Felice (Saint Félix) qui participa à un synode romain en 313.

Les Byzantins er l'époque Lombard

Les invasions barbares ont posé de sérieux problèmes à Florence. En 405, la ville est parvenue à arrêter les hordes de Radagasio, mais ensuite, elle ne réussît pas à éviter la désastreuse guerre entre les Goths et les Byzantins. La relative position stratégique comme tête de pont sur l'Arno et sur la voie de communication entre Rome et la plaine du Pô explique pouquoi les Goths et les Byzantins se sont aussi âprement disputé Florence. En 541-544 les nouvelles murailles de la ville furent bâties, sur la structure même de différentes grandes constructions romaines: le Campidoglio, le réservoir d'eau des Bains et le théatre. Les murs étaient de forme trapezoïdale et leur hauteur moyenne témoigne du déclin de la ville, notablement dépeuplée puisqu'elle comptait alors moins de 1000 habitants.

A la fin du VIème siècle, lorsque les Lombards eurent conquis l'Italie du Nord et du centre, Florence tmoba sous leur domination. Cette période est la plus obscure de l'histoire de Florence. Retirée des voies de communication principales, la raison même de son existence fut anéantie. Pour leurs communications nord-sud, les Lombards abandonnèrent l'itinéraire central Bologne-Pistoia- Florence, car trop exposé aux incursions des Byzantins qui controllaient encore la partie oreintale de l'Italie. Les Lombards firent de Lucques la capitale du Duché de Toscane en raison de sa position le long des routes utilisées pour les communications interieures. Durant la domination des Lombards, particulièrement après la conversion de la reine Teodolinda à l'Eglise de Rome, plusieurs édifices religieux furent bâtis y compris le Baptistère de San Giovans -il a été refait depuis naturellement- dont on peut encore voir les fondations dans les souterrains de l'église.

La période Carolingiènne

Pendant la période Carolingienne, VIIIème siècle, on instaura un système féodal et Florence se transforma en un Conté de l'Empire Romain Sacré. Les témoignages parlent d'une renaissance de la ville durant la période Carolingienne: au IXème siècle une école publique écclésiastique vit le jour et le pont sur l'Arno, qui avait été détruit précédemment, fut reconstruit. A la fin du siècle de nouvelles murailles furent élevées, probablement par crainte des invasions hongroises. Ce troisième cercle de remparts suivait en partie les murs romains, s'élargissant au sud pour inclure les faubourgs qui s'étaient développés alors qu'au nord, pour des raisons politiques, on laissa hors les murs le Baptistère, Santa Reparata, le Palais de l'Evèque et l'adjacent Palais Royal où le représentant de l'Empereur tenait sa Cour de Justice.

Vers la fin du Xème siècle, la Contessa Willa, veuve du Marquis de la Toscane, qui possédait un district entier à l'intérieur des murs, fonda une abbaye bénédictine, à laquelle elle donna aussi beaucoup d'argent, en mémoire de son mari. On l'appela "Badia fiorentina". Le fils dela Willa, Hugo, contribua notoirement au développement de Florence et à la décision d'abandonner Lucques. Le choix de Florence comme demeure renforça sont caractère administratif.

Le premier Moyen-age

Autour de la moitié du XIème siècle la position de Florence en Toscane devînt encore plus importante car Lucques n'était plus le siège du Marquisat et parce que Florence participa activement au mouvement de réforme de l'Eglise. Ce fut une lutte pour éliminer l'interférence séculaire dans les affaires écclésiastiques et l'affirmation de l'indépendance de la Papauté vis-à-vis du pouvoir impérial laquelle avait comme représentant principal San Giovans Gualberto, fils d'un chevalier florentin, qui fonda l'ordre de Vallombreuse.

Florence accueillit même un Concile en 1055, sous le Pape Victor II, avec la présence de l'Epereur Henri III et la participation de 120 Evêques. Nombre d'anciennes structures ont été reconstruites pendant la seconde moitié du XIème siècle. Parmi celles-ci, on compte la cathédrale de Santa Reparata, le Baptistère et San Lorenzo. Le 6 novembre 1059, l'Evêque Gerardo, qui devînt Pape sous le nom de Nicolas II, reconsacra l'ancienne église baptismale de la ville qui avait été reconstruite dans son actuelle forme imposante. La construction, de plan octogonal, avec un axe semi-circulaire sur un côté et à trois entrées semble être couvert d'une coupole à arc brisé, divisée en huit sections et une partie extérieure qui n'avait pas encore reçu son revêtment de marbre.

Après la mort de sa mère et de son mari (Godefroi le Barbu), Matilda, fille de la Contesse Beatrice, devînt la seule Contesse de la Toscane. Elle avait toujours adhéré aux idées réformatrices et àla politique de San Giovans Gualberto. Pendant la lutte pour l'investiture elle accorda son soutien aux réformateurs les plus influents, Hildebrando di Sovana qui devînt ensuite le Pape Gregoire VII, et se trouva ainsi en oppostion ouverte face àl'Empereur Henri IV. Après l'épisode de Canossa, la victoire de Henri IV en 1081 contrînt la contessa à renoncer à son titre, abandonnée par toutes les villes toscane sauf Florence. Cette fidélité à la Contesse déchue coûta à la ville un siège de l'Empire en juillet 1082, qui échoua. L'attachement particulier de Matilda à Florence et la rupture avec l'Empire mena à la construction en 1078, d'un système plus efficace de défense (de nouveaux murs) - ceux que Dante appelle "la cerchia antica". Ce quatrième cercle de remparts, suit principalement la ligne des murailles d'époque Carolingienne, mais inclut au nord le Baptistère, la cathédrale de Santa Reparata et la résidence de la Contesse. A cette période la ville fut divisée en quartiers qui prirent le nom des 4 portes principales: Porta San Piero à l'est, la "Porta del vescovo" au nord, Porta San Pancrazio à l'ouest et la Porta Santa Maria au sud.

Comme toutes les premières villes médiévales, le plan urbain du onzième siècle de Florence se caractérise par la récupération des anciennes structures urbaines (Murs et différents restes de routes) mais aussi par une homogénéisation de base, qui s'exprime dans la distribution fortuite de différents secteurs eloignés parmi lesquels d'importantes constructions religieuses.

La période des "communes"

Quand la Contesse Matilda mourut en 1115, le peuple de Florence avait déjà construit une véritable Commune. Les nombreux privilèges qu'elle concéda et les événements auxquels la Comunauté florentine pris part, avaient induits les gens à s'organiser de façon autonome et à entreprendre des actions ayant pour but d'affaiblir le pouvoir impérial. Inévitablement en 1125, à la mort du dernier empereur de la dynastie Franque, Henri V, les Florentins décidèrent d'attaquer et de détruire Fiesole, la ville voisine et rivale. A la fin, les deux Contee s'unirent et ne subsista qu'une séparation d'ordre écclésiastique, Fiesole gardant son diocèse.

La première mention de l'existence d'une Commune officiellement constituée date de 1138, lorsque, lors d'une réunion des villes toscanes, on décida de constituer une ligue, par crainte que Henri le Fier, qui les avait opprimés, ne devienne Empereur. En ce temps là, la Communauté avait des représentants religieux et séculaires avec trois groupes sociaux dominants: les nobles, regroupés en faction, les commerçants et les soldats à cheval, la base de l'armée. Même si les nobles détenaient la majeure partie du pouvoir, au douzième siècle, ce furent les commerçants qui permirent l'essor de la ville. L'augmentation du nombre de commerçants au cours de la seconde moitié du siècle, ainsi que l'essor des échanges avec les pays lointains se transforma en une nouvelle et beaucoup plus riche source de revenus. Le commerce intensifié et son inséparable compagnon, le crédit, furent à la base de l'expansion économique et démographique de la ville.

Ce processus d'expansion fut stoppé lorsque Federico Barbarossa marcha sur le sud de l'Italie. En 1185 l'empereur priva la ville de sa campagne et rétablît le marquisat de Toscane, mais la mesure ne dura pas. En 1197, profitant de la mort du successeur de Barbarossa, Henri VI, regagna le contrôle de Florence.

Le témoignage de l'acquisition du pouvoir de Florence, au cours du XIIème siècle, se trouve dans l'expansion du territoire urbain. Autour du cercle des murailles les plus récentes; des faubourgs populaires avaient été construits, dans le prolongement des Portes. En 1172 la Commune decida donc d'agrandir encore les murailles et d'incoporer les nouveaux districts. Le périmètre des nouveaux murs de la ville, erigés entre 1173 et 1175 était deux fois plus longs que le cercle des anciens murs et incluait une zone trois fois plus grande. Les faubourgs "di là d'Arno" ne furent pas inclus immédiatement sauf une petite partie de l'Oltrarno. Par conséquent, l'Arno se transforma en une infrastructure à l'intérieur de la ville: itinéraire de communication, source d'énergie et d'approvisionnement en eau pour les industries.

Au XIIème siècle, la ville se para de nombreuses tours: en 1180, d'après les documents retrouvés, il y en avait trente-cinq, mais il devait y en avoir certainement beaucoup plus. Par la suite, ces petites tours furent transformées en habitat mais au XIIème siècle, elle servaient encore de moyen défensif. A cette époque nacquit "La società della torretta", association réunissant les propriétaires de ces tours ce qui leur permettait d'asseoir leur contrôle sur une partie de la ville. Un nombre considérable de petites et de grandes églises furent également édifiées. En deux siècles le nombre d'églises à Florence fut multiplié par trois. Ainsi, au début dXIIIème siècle, la ville comptait environ 48 églises (12 prieuré et 36 paroisses).

Le XIIIième siècle

La rapidité avec laquelle les remparts de la ville furent construits est signe de la prospérité qui régnait à Florence. La ville était devenue le centre le plus important de Toscane, avec une population d'environ 30.000 habitants, en croissance continue grâce à l'arrivée de nouveaux migrants venus de la campagne. La Commune entra dans une période de paix qui favorisa encore l'essor de l'économie. Les commerçants avaient commencé à s'organiser en associations corporatives (dei Mercanti di Arte) depuis 1182, à l'exemple de la société des chevaliers qui se multiplièrent et se diffusèrent au delà des limites de la région. A la fin du siècle Florence était devenu un centre économique international ayant des représentants dans toutes les principales foires de l'Occident. Le développement de l'économie fut si grand et si rapide que les associations se multiplièrent et touchèrent aussi les autres catégories de commerçants et d'artisans. La ville a conservé quelques constructions qui abritaient les sièges de ces corporations. Celles-ci datent généralement du XIVème siècle, comme le siège d ela corporation de la laine, construite en 1308, en restructurant une petite tour existante.

L'essor urbain et démographique surtout dû à la forte migration des populations des campagnes furent la base de cette expansion économique. Les migrants, issus d'une classe sociale rurale moyenne, s'installaient dans les districts de la ville les plus proches de leur lieu d'origine. Ceci explique l'essor du quartier de l'Oltrarno, au Sud de Florence. On construisit plusieurs ponts; le premier, datant de 1128 était en bois et reposait sur des piliers de pierre. Un troisième pont fut construit en amont en 1237. Ce pont, entièrement en pierre fut construit sur le pont le plus large de l'Arno, qu'on appelait Ponte alle Grazie, après la construction de la petite église sur l'un des piliers du pont, aux environs de 1350. Les besoins pressants du commerce et ds échanges entres les villes ainsi que l'expansion urbaine menèrent à la construction d'un autre pont sur l'Arno: le Ponte Santa Trinita, répondant ainsi aux exigences des échanges commerciaux de cette époque. Les nouveaux ordres religieux (Fransiscains, Dominicains, Augustins, Carmelites) jouèrent un rôle essentiel dans la dernière réorganisation de la ville médiévale. Les Dominicains qui s'étaient établis à florence en 1221 dans la petite église Santa Maria delle Vigne, agrandirent pour la première fois leur monastère en 1246. Puis en 1278 ils commencèrent à bâtir la structure actuelle. La première église des Fransiscains, dédiée à la Sainte Croix, dont l'église a pris le nom, date du second quart du XIIIème siècle et en 1295 elle fut reconstruite comme nous la voyons aujourd'hui. La même chose est arivée avec les Augustins de Santo Spirito, qui s'établirent au coeur de l'Oltrarno en 1259, puis ils agrandirent leur église en 1296. En outre, ces ordres religieux créèrent de nombreux couvents, pleins de cloîtres et de salles d'étude et de travail; organisèrent la vie communautaire de la population urbaine, eurent un rôle politique et culturel et pas seulement religieux.

En même temps que la cathédrale de Santa Maria del Fiore, dont la construction commença en 1294, les grandes églises érigées par les différents ordres religieux à la fin du XIIème siècle constituent les exemples les plus emblématiques de l'architecture religieuse gothique de Florence.

Guelfes er Gibelins

La période de paix qui suivit l'installation du gouvernement sous un podestat ne dura pas longtemps. L'année 1216 signa le début des affrontements qui tourmentèrent la société florentine durant tout le siècle, divisant les habitants entre Guelfes et Gibelins. En 1244 les nobles Gibelins, qui étaient au pouvoir, décidèrent d'étendre la base sociale du gouvernement, de façon à obtenir les faveurs de la Classe marchande moyenne. Ce fut le prélude de la période que l'on a appelée le "Primo Popolo". Quelques années plus tard, en 1250, commerçants et artisans réussirent à usurper le pouvoir des nobles Gibelins et à entammer une nouvelle ère politique.

Le militum Societas fut aboli, dans l'espoir de mater l'arrogance des nobles et d'empêcher leur retour au pouvoir. Ainsi toutes les tours durent être réduites à la hauteur de 29 mètres. C'était le début d'une autre période de paix et de prospérité, durant laquelle s'affirma le pouvoir économique et financier de la ville. La preuve de cette exceptionnelle expansion économique fut la frappe en 1252, du Florin d'or, qui vint s'ajouter au Florin d'argent, frappé depuis 1235. Durant cette période du "Primo Popolo" la population de la ville augmenta et de nouveaux édifices publics virent le jour. En 1255 débuta la construction de ce qui devait être le Palazzo del Popolo, aujourd'hui connu sous le nom de Palazzo del Bargello, érigé pour abriter les Conseils de la Commune. Avec sa forme imposante et ses tours crénelées, il dépassa en hauteur toutes les autres tours de la ville. L'architecture de ce palais était l'expression de la nouvelle ère politique.

A la bataille de Montaperti, cependant, en 1260, les Florentins furent défaits par les Siennois, et ceux-ci commencèrent à effacer tout ce que la Classe marchande moyenne avait construit sur le plan politique. Quand les Gibelins reprirent le pouvoir et rétablirent les anciennes institutions, ils décrétèrent la destruction des palais, des petites tours et des maisons des principaux représentants du parti guelfe situés dans la ville et ses alentours. La ville fut couverte de gravats. 103 palais, 580 maisons et 85 petites tours furent complètement démolis, de nombreux autres édifices furent endommagés. Pendant 6 ans Florence fut contrainte de subir les outrages des Gibelins et aurait été détruite sans la défense impavide de Farinata degli Uberti à la convention de Empoli. Les Gibelins, qui craignaient le pouvoir du peuple furent contraints d'accepter la médiation du Pape Clement IV entre les différentes factions rivales. Le Pape favorisa ouvertement la faction des Guelfes, qui réussirent ainsi à reconquérir le pouvoir et à réintroduire les institutions politiques abrogées par les Gibelins.

Pendant ce temps, deux nouveaux partis commencèrent à recueillir un consensus de la population: les "Magnati" ou entrepreneurs (personnes dont les objectifs avaient été reconnus dangereux pour la population dans son ensemble, et entre autre dangereux pour les nobles Guelfes et pour les Gibelins revenus d'exil, qui étaient principalement propriétaires de grandes demeures et de grands terrains) et les "Popolani" ou ouvriers (commerçants et artisans organisés en coopératives et alternativament divisés en "grassi" (gros) et en "minuti" (menus), en fonction de l'importance de leurs intérêts économiques). En 1293, le processus historique commencé au XIIème siècle connu une fin naturelle- aux Magnati, on interdit de participer à la vie politique de la ville. Dans la dernière partie du XIIIème siècle Florence attegnit le sommet de son développement économique et démographique. A cette période furent réalisées les grandes oeuvres architecturales et urbaines, grâce à la formidable accumulation de richesses issues de l'essor des activités commerciales et financières. La population continuait à augmenter, et de nouveaux murs d'enceinte étaient nécessaires. Ainsi, en 1282, on planifia la construction d'un rempart de 8.500 mètres de long, qui incluait une superficie de 430 hectares, cinq fois plus grande que la superficie urbaine précédemente. Ce sixième et dernier rempart fut l'oeuvre la plus coûteuse jamais entreprise par la Commune de Florence. Pour cette raison, les travaux avancèrent lentement, furent interrompus plusieurs fois à cause de la guerre et ne furent achevés qu'en 1333. Une grande partie des murs furent démolis au XIXème siècle et seulement quelques parties, dans l'Oltrarno ainsi que les portes principales existent encore.

A la fin du XIIIème siècle Florence pouvait à juste titre se considérer comme la ville principale de l'Occident. Les entrepreneurs alors au pouvoir, décidèrent de construire deux édifices qui puissent symboliser la richesse et le pouvoir de la ville: la nouvelle cathédrale et le Palazzo della Signoria. Arnolfo di Cambio fut une figure exceptionnelle qui planifia la construction simultanée de ces deux édifices mais aussi de tous les autres grands travaux prévus par le gouvernement des coopératives, y compris les nouveaux remparts. En 1296 débuta la Reconstruction de l'ancienne cathédrale de Santa Reparata. La nouvelle construction, non plus dédiée au Saint palestinien mais à la Vierge, subit plusieurs changements de taille et de forme, au cours de sa construction qui dura presque un siècle. Le projet d'Arnolfo fut maintenu dans ses grandes lignes. La construction de la grande église franciscaine de Santa Croce est, elle aussi attribuée à Arnolfo di Cambio et représente un des monuments les plus prestigieux érigés à la fin du XIIIème siècle.

Quand la ville et la campagne furent organisées en districts, en 1292 et que la construction des nouveaux remparts commencèrent, une nouvelle série de mesures urbaines furent prises. Les nombreuses petites tours furent flanquées de palais que les commerçants de la classe moyenne des Marchands édifièrent comme autant de symboles et de signes visibles de leur richesse et de leur pouvoir.

Du XIVième siècle à la Renaissance

Vers la fin du XIIIème siècle et au XIVème siècle les contrastes entre le petit peuple et la classe des riches commerçants s'accentuèrent. Ces derniers réussirent à garder constamment le pouvoir, mais au XIVème siècle le petit peuple essaya à plusieurs reprises de développer la base démocratique du gouvernement, en augmentant la participation des Arti minori au gouvernement. En 1378, sous l'impulsion d'un mouvement prolétaire, le "popolo grasso" fut obligé d'accepter une réforme des institutions qui prévoyait la constitution de nouvelles coopératives; Teinturiers, Fabriquants de pourpoints, Corsetiers et Cardeurs de laine, qui correspondaient aux activités les plus humbles et aux ouvriers. a cause de leurs divergeance d'intérêts et de leur incapacité à gouverner, ces coopératives ne pouvaient pas contrebalancer le pouvoir des classes moyennes marchandes qui rapidement reprirent encore le pouvoir.

La rivalité entre les deux familles nobles provoquèrent des tensions et conduirent à la création de deux groupes antagonistes, connus sous le noms de Guelfes Noirs et de Guelfes Blancs. Les premiers représentaient souvent les nouveaux venus, qui avaient fait des profits facilement et qui étaient regroupés avec les représentants des vieilles Classes des nobles et des guelfes les plus intransigeants. Les deux partis s'alternèrent au "Priore" (sorte de gouvernement de la cité), pendant la dernière décennie du XIIIème siècle, mais le conflit s'intensifia. Les Priori forcèrent à l'exil les chefs des deux factions et la situation se dégrada encore plus. Les Guelfes Noirs demandèrent l'intervention du Pape qui envoya un médiateur en la personne de Charles de Valois, frère de Philippe le Bel, Roi de France. Il favorisa ouvertement les Guelfes Noirs fit arrêter les chefs des Blancs qui furent condamnés à l'exil. Parmi eux se trouvait Dante Alighieri.

Outre ces luttes intestines, la ville dut soutenir des guerres contre les puissantes Seigneuries Gibelines des Visconti et des Scaligeri, unis par les habitants de Pise et de Lucques. Deux défaites sérieuses, l'une en 1315 et l'autre au cours de la décennie suivante, forcèrent Florence à demander en premier lieu la protection des troupes Angevines (Royaume de Naples) et à se placer sous la protection de Charles, Duc de Calabre et représentant de la Maison d'Anjou. La mort du duc en 1327 permit à florence de retouver une paix inattendue. Mais l'histoire ne s'achève pas là. Il y eu encore une tentative manquée de conquête de Pise et de Lucques. Les Florentins, défaits par les forces Gibelines, sous la domination du Seigneur de Vérone, Martino della Scala, en 1339, furent contraints de nouveau à rechercher l'aide du Roi Roberto. Celui-ci instaura une brève tyranie que le peuple, fatigué par les abus de pouvoir et la violence, finit par détrôner, rétablissant ainsi les libertés civiques.

Durant le XIVème siècle, les guerres internes s'aggravèrent à cause de la disette et des épidémies, notamment la peste noire de 1348, aggravant encore une situation désastreuse. Une inondation en 1333 rajouta encore au dramme. Elle emporta tous les ponts sur l'Arno, hormis le Rubaconte. Le XIVème siècle fut donc un siècle de crise politique et économique, une période de crise commune à toute l'Europe Occidentale. La crise eut des répercussions sur l'architecture de la ville qui se développa beaucoup plus lentement qu'auparavant. L'activité de construction fut consacrée d'abord à la finition des grands édifices commencés à la fin du XIIIème siècle (les Murs, la cathédrale, le Palazzo della Signoria, les grands édifices monastiques) et à la reconstruction des ponts qui avaient été détruits. Le premier d'entre eux, en 1334 - 1337, fut le Ponte alla Carraia, peut-être sur un dessin de Giotto. Les reconstructions des autres ponts, à partir du Ponte Vecchio, se basèrent sur ce projet. Le Ponte Vecchio fut construit par Taddeo Gaddi, avec une route plus large. Après l'impressionnate expansion du XIIIème siècle, la ville commença à se définir et à avoir une réelle politique de développement urbain, pour donner aux constructions un certain degré d'ordre et d'homogénéité. Pendant le XIVème siècle on étendit peu à peu les voies de communications ou on les modifia de façon à faciliter le traffic. Les premières obligations de la Commune furent naturellement la réorganisation des places de la ville, Piazza della Signoria et Piazza del Duomo et des rues principales. Les constructions de cette époque sont en blocs de pietraforte, au moins dans leur partie inférieure et une série d'arcs réguliers au rez-de-chaussée. L'arc "fiorentino" typique est un arc haut et arrondi, avec intrados et des extrados légèrement accentués.

La Renaissance

Quand le pouvoir revint aux mains du "popolo grasso" à la fin du XIVème siècle, un régime oligarchique fut installé à Florence pour environ 40 ans. Une forte opposition à l'oligarchie, se mit en place et exploita habilement le mécontentement populaire. Cette partie de la Classe Moyenne qui avait été exclue du pouvoir, s'unit à la population et trouva un leader dans Giovans des Médicis, directeur de l'entreprise la plus riche de Calimala. A sa mort (1429) les tensions entre factions augmentèrent, alors que le courant d'opinion favorable aux Médicis continuait à grandir. Le fils aîné de Giovans, était le seigneur de la ville, même s'il cherchait à ne pas le montrer de façon ostentatoire. Il avait un rôle intact dans les vieilles institutions républicaines, mais dépourvu de tout pouvoir royal. Il mourut en 1464. Le médiocre Pierre le Gouteux (14641469) lui succéda. Son fils, Laurent le Magnifique, continua la politique de dissimulation du grand-père presque jusqu'à la fin du siècle: il menait les affaires courantes mais en réalité, il était le seigneur de Florence, à tous les titres.

Pendant la période oligarchique et pré-médicis, les contacts toujours plus fréquents avec l'antiquité grecque et romaine firent naître un nouvel esprit et la ville devint le centre où fut fondé l'Humanisme. L'homme a commencé à se considérer comme un but ultime, impatient d'imposer la connaissance rationnelle et l'affirmation de sa domination sur la nature qui l'entoure et l'histoire qui le précède. La culture littéraire, les sciences, les arts, les activités humaines sont mises au premier plan. C'est la période dorée de l'intellectuel et de la culture en Europe. Par exemple, Filippo Brunelleschi; entre 1420 et 1446 créa un groupe de travail qui fut l'un des plus importants moments de l'histoire de l'architecture florentine et de l'urbanisme. C'est surtout grâce à Brunelleschi puis à d'autres "promoteurs" de la culture de l'architecture des premières années du XVème siècle que Florence devint la ville de la " Renaissance", idéalisée par les Humanistes. Un nombre incroyable d'artistes participèrent à la vie artistique de Florence et contribuèrent à construirecette image de la ville, parmi ceux-ci on retiendra, entre autres: Donatello, Masaccio, Filippo Lippi, Domenico Ghirlandaio, Sandro Botticelli, Beato Angelico, Michelozzo, Giuliano da Sangallo et Benedetto da Maiano,.....

Le XVIième siècle

Laurent le Magnifique sut imposer son pouvoir personnel, sans renverser les institutions républicaines. Mais après sa mort, en 1492, quelques années passèrent avant que son fils, Pierre le Malchanceux lui succède et démolisse la merveilleuse structure de pouvoir des Médicis . La politique cocardière de Pierre, en réponse à l'invasion de Charles VIII, obligea la ville à éliminer la Seigneurie et à rétablir pleinement le régime républicain .La population se divisa entre les tenants des Médicis la masse des citoyens, remontés par les sermons enflammés de Jérôme Savonarole, qui voulaient réformer le gouvernement et imposer un nouveau régime dans lequel une grande importance serait accordée à un "Gran Consiglio" qui réunirait les membres des principales familles. Mais les Médicis et leurs partisans reprirent le pouvoir rapidement grâce à la condamnation de Savonarole. Il fut jugé coupable d'hérésie et brûlé vif sur la Piazza della Signoria, le 23 mai 1498, sur ordre du Pape Alexandre VI. C'est la période où Michelange créa son célèbre David, que l'on installa devant le Palazzo della Signoria comme gardien de la liberté des Florentins.

Ensuite la ville se retrouva sous la coupe des Médicis , avec la bénédiction du Pape, allié au roi d'Aragon,dont la parole avait force de loi en Italie, depuis le départ du Roi de France. L'élection d'un Médicis au Trône Papal, la première de Giovans de' Médicis, en 1512, puis de Jules (Clément VII) renforcèrent le pouvoir des Médicis à Florence. Mais lorsqu'on apprît le sac de Rome en 1527, les Florentins se rebéllèrent et chassèrent encore une fois les Médicis, affirmant ainsi leur liberté. Ce fut la dernière tentative pour remettre en place le gouvernement républicain. Le 12 août 1530, à l'issue d'un siège de onze mois, les troupes de l'empereur et du Pape entrèrent ensemble dans Florence, et l'année suivante, par concession impériale, Alexandre de Médicis fut déclaré "chef du gouvernement et de l'Etat". Le nouveau Seigneur, dans une seconde résolution fut déclaré "Duc de la République Florentine. Il installa une tyrannie. Toutes les institutions qu'il créa furent entièrement sous son contrôle et il commença à mener une politique d'alliances étrangères avec les familles régnantes les plus importantes d'Europe. Il épousa une des filles naturelles de l'Empereur Charles V et accorda la main de sa jeune soeur Catherine au second fils du Roi François Ier.

Les adversaires des Médicis, menés par Filippo Strozzi, tentèrent mais en vain de renverser le gouvernement du duc Alexandre. Même l'assassinat d'Alexandre par Lorenzino de Médicis Alexandre en 1537 n'eût pas l'effet escompté. L'unique successeur possible était Cosme Le Jeune , fils de Giovans delle Bande Nere, une branche nouvelle de la famille, car la branche de Cosme l'Ancien était éteinte. A dix-sept ans le nouveau Duc parvint à s'imposer et peu à peu il installa un régime autocratique. Au cours de sa vie, il réussît à chasser les factions énnemies et à renforcer l'Etat, en soumettant Sienne en 1555. Il obtint un titre souverain du Pape et le 5 mars 1570, il fut couronné Grand-Duc de Toscane Pie V. A sa mort, en 1574, il laissa le gouvernement à son fils François qui régna jusqu'en 1587 qui à son tour fut remplacé par son frère, Ferdinand Ier (1587- 1609).

Les grands noms du XVIième siècle

Léonard devint célèbre à la Cour des Médicis, qui lui passaient des commandes afin de servir leur propre gloire. Il effectua ses premières expériences artistiques à Florence, qu'il quitta en 1482, pour Milan car il n'était pas satisfait de sa présence à la cour des Médicis, ne voulant pas se plier à la philosophie de la famille régnante. A son retour en 1500 la ville était encore une République , mais plus pour longtemps (1512). La vague idéologie néo-platonicienne avait été balayée par la conception empirique de l'Etat moderne selon Machiavel . Michelange et Raphaël avaient déjà introduits des changements dans l'atmosphère artistique de Florence et, pendant que Léonard était accueilli à Milan, Michelange partait à son tour pour s'installer à Rome en 1504.

Les grands Mécènes de cette époque furent le Pape Clément VII, Jules II et Léon X. Raphaël partît d'Urbino pour Florence en 1504 aussi. Il y resta 4 ans, suffisamment longtemps pour laisser des traces de sa contribution à la conception de l'art: comme moyen justifiant ses fins et comme recherche de la perfection technique et de la forme idéale. Cette conception de l'art, mêlée au complexe et dramatique héritage laissé par Michelange ainsi qu'à la sensibilité extrême et raffinée de Léonard, constituent la base du Maniérisme.

Michelange revint de Rome en 1516 pour faire les plans de la façade de l'église de San Lorenzo à la demande du Pape Léon X qui appartenait à la famille des Médicis. Ce projet fut ensuite annulé et transféré sur la sacristie de l'église pour orner les tombes de Jean et de Laurent de Médicis. Dans la pièce principale et dans le couloir de la Bibliothèque Laurenziana, l'escalier central dominant l'espace, donne l'impression d'une vague qui suit une cascade, soutenu d'un côté par une balustrade et de l'autre par une épaisse ligne de marches élevées. Michelange anticipa ainsi le style Baroque avec un espace tourné vers l'intérieur. Après le siège de Florence par les Espagnols en 1529 et la chute de la République, puis le rétablissement du duc Alexandre de Médicis, Michelange dut encore une fois partir de Florence. En 1534 il fut appelé à Rome pour peindre les fresques de la Chapelle Sixtine. Pendant ce temps l'aspect de la ville de Florence, jusqu'alors composé de Palais du XVème et du XVIème siècle, avec leurs jardins et cours intérieurs commence à changer. On préfère à présent des places spacieuses où l'on commençe à donner des représentations théatrales. Georges Vasari, peintre, architecte et historien d'art transforma le Palais des Offices en un grand corridor traversant la ville. Bartolomeo Ammannati, sculpteur et architecte, transforma Palazzo Pitti en un édifice avec une grande façade. Bernardo Buontalenti qui succéda à l'Ammannati comme architecte à la Cour des Médicis, est un bon exemple de la versatilité de la culture de cette période. Ce caractère extraordinaire fut aussi bien capable de transformer le plan urbain de Livourne que de dessiner les bijoux de la Duchesse ou de préparer les plans du Fort Belvedere.

Le déclin des Médicis

Ferdinand I (1587-1609) continua la politique de son père, et renforça le Grand-duché en réalisant un difficile équilibre entre France et Espagne. Les signes de décadence devinrent évidents sous le gouvernement de ses deux fils et s'accentuèrent au cours du XVIIème siècle. Florence était encore une grande ville, mais son territoire était petit et ne pouvait pas rivaliser avec des Etats puissants et centralisés. Même la situation économique avait changé. Le commerce et la manufacture étaient en déclin . A la fin du XVIème siècle, seules les opération bancaires continuaient à être effectuées à un niveau européen mais elles cessèrent elles aussi par la suite.

Ferdinand I laissa le trône à Ferdinand II (1609-1621) qui mourût en laissant le gouvernement aux mains de sa femme Marie Madeleine d'Autriche et de sa mère Christine de Lorraine. En 1628, à la fin de la régence, Ferdinand II monta sur le trône et régna jusqu'en 1670. Même s'il avait la réputation d'être l'un des meilleurs de la Dynastie des Médicis, il ne put arrêter le déclin de Florence et du Grand-duché de Toscane . Même ses successeurs, Ferdinand III (1670-1723) et le dernier représentant de la Dynastie des Médicis, Jean-Gaston, qui mourût sans héritiers en 1737. Même malgré sa richesse culturelle, la ville, est désormais condamnée à un rôle provincial. Une certaine vitalité subsiste cependant dans le champs de la musique et dans le phénomène des Académies. A la fin du XVIème siècle et durant le XVIIème siècle, de nombreuses académies dédiées uniquement à la littérature furent créées. L'Accademia della Crusca, dont le principal travail était l'élaboration d'un dictionnaire, et qui imprima une première édition en 1612, fut fondée en 1582. L'activité de l'Accademia del Cimento fut d'une grande importance pour les sciences. Elle fut fondée par Léopold de Médicis en 1657. Son frère, le souverain Ferdinand II lui permit de continuer à exister. Ces deux Académies virent passer Galilée, le seul homme de génie que le XVIIème siècle produisit.

La période des Lorraines

A la mort du Grand-duc Jean-Gaston de Médicis, les pays européens les plus puissants réunis à Vienne décidèrent de donner la Toscane au duc François I de Lorraine, de la dynastie francoautrichienne. Pierre Léopold I lui succéda, puis, Ferdinand II, Ferdinand III et enfin Léopold II.

L'arrivée des Lorraine à Florence fit revivre l'économie de la ville, mais la mentalité provinciale de Florence s'accentua, l'empêchant de participer à l'expansion culturelle internationale. Les conséquences négatives furent longtemps perceptibles. Toutefois, les techniques d'Ammannati et de Buontalenti influencèrent profondément l'architecture et l'on en voit les signes dans les réalisations de Pier François Silvani, Foggini et, à la fin du XVIIIème siècle, de Ruggieri. Vers 1850, lorsque la culture internationale était à nouveau plus libre de s'exprimer, les Lorraine demandèrent au Français Jadot de venir à Florence pour imprimer un morceau néoclassique. Le néo-classicisme à Florence est fortement empreint d'histoire, de bon goût et d'élégance, que l'on retrouve dans le petit palazzo della Meridiana à Boboli ou dans la chambre Blanche du Palais Pitti, entre autres.

Pendant ce temps l'économie redémarra comme en témoigne la longueur de la Rue appelée via Larga. Deux nouveaux ponts furent construits et les routes le long de l'Arno furent rallongées au delà des remparts de la ville, pendant que les quartiers pauvres s'agrandissaient. Quand Léopold II de Lorraine reprît le contrôle de la ville, aidé des troupes autrichiennes, dans une atmosphère de crise sociale imminente et de révolte des classes sociales, les idéaux de beauté et d'élégance de la période néoclassique furent remplacés par les théories des Lumières qui prônaient le retour à la nature et la liberté de l'espèce humaine.Le contraste grandissant entre l'expansion des nouveaux quartiers résidentiels près des remparts de la ville et l'inquiétante augmentation constante du nombre d'habitants dans les quartiers les plus pauvres furent les causes principales de la guerre sociale, pendant que la naissance de l'économie industrielle résolvait le problème des conditions de vie de la classe ouvrière.

Florence capitale

En 1859 les Lorraines quittèrent Florence. Durant la seconde guerre d'indépendance, la Toscane rejoignit le Royaume de Piémont-Sardaigne dans l'Italie unifiée. Florence devint capitale pour 5 ans, de 1865à 1870. Le centre historique urbain fut profondément rénové. On détruisît complètement le "mercato vecchio" et le quartier juif, près de la Piazza della Repubblica . La Place représente la destruction de mille ans de stratification urbaine, remplacés par une disposition géométrique anonyme des bâtiments, avec quelques monuments laissés intacts et qui émergent par endroits, sans homogénéité avec le reste des constructions.

Florence au XXième siècle

Durant ce siècle, Florence a souffert d'une dégradation progressive. L'ancienne structure ne parvenait plus à combler les besoins d'une vie urbaine moderne et était devenue le problème d'une réalité complexe.

Le plan "Florence Capitale d'Italie" de Giuseppe Poggi (1864-1870) mena à la démolition des remparts pour construire à leur place les boulevards de ceinture de la ville, à la création du Viale dei Colli, du Piazzale Michelange et le développement de nouveaux quartiers résidentiels tant à l'intérieur des Viali (le district de la Mattonaia autour de la Piazza Indipendenza, le district de Maglio autour de Piazza d'Azeglio) qu'à l'extérieur (Savonarola, San Jacopino, Piagentina). Ce plan permit aussi la démolition du centre urbain autour du Mercato Vecchio (1885-1889) pour créer la grande Piazza Vittorio Emanuele II (aujourd'hui rebaptisée Piazza della Repubblica ) et la construction de bureaux. Ainsi commença la tertiarisation du centre urbain, au début du XXème siècle. En conformité avec le schéma directeur de planification du centre urbain de Poggi, la ville se développa rapidement jusqu'aux collines avoisinantes- via Vittorio Emanuele II à l'ouest, Viale Volta à l'est et Oltrarno le long de la Via Pisana après le Pignone, où la fonderie a représenté le premier tissu industriel avec ses logements ouvriers.

Jusqu'à la première Guerre Mondiale, les problèmes de la ville s'accumulèrent sans aucune intervention notable des autorités locales. Socialement, le mouvement ouvrier se développa pour assurer la défense d'une classe qui vivait de grandes difficultés.

Entre 1890 et 1915, la population augmenta jusqu'à compter 50 000 personnes. Entre 1905 et 1913, ont construisit 36.652 chambres et environ 2.000 logements pour la location à bas prix. Les files de bâtiments à deux étages des classes moyennes étaient appelés "trenini" (petits trains) et s'étendaient de Ricorboli à San Gervasio, de la vallée del Mugnone à San Jacopino et à Rifredi, créant une version quelque peu provinciale de l'architecture européenne qui, aujourd'hui toutefois, ne nous apparaît pas dénuée de charme et de dignité, surtout par rapport aux constructions actuelles. Le caractère des nouvelles zones résidentielles de la Classe Moyenne émerge de cet extrait de Aldo Palazzeschi: "Deux mois plus tard, je me trouvais dans la partie opposée de la ville où se trouvaient - et se trouvent encore - les nouveaux quartiers de Florence à la Barriera delle Cure, connue des Florentins simplement sous le nom de Cure. Ici, seulement depuis peu, la terre arable a commencé à être battue, violée, éparpillée et envahie par de nouvelles constructions. Adieux les grands et austères palais seigneuriaux, à l'architecture sévère et magnifique, aux toits en encorbellement, avec leurs chapiteaux et leurs corniches. Une autre vie, autre lumière, un air différent."

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